Il n’y a rien que les investisseurs détestent plus que l’incertitude. À l’heure actuelle, c’est tout ce qu’il y a.

Incertitude quant à la gravité et à la durée de l’épidémie de coronavirus, déchirant autour du monde à une vitesse de lumière. Incertitude quant à la façon dont l’économie mondiale se portera à mesure que les usines, les aéroports, les magasins, les écoles, les villes entières seront fermés. Incertitude quant à la capacité des gouvernements à contenir la maladie et le pouvoir des banques centrales de contrer ses retombées économiques. Incertitude quant à la durée de toute cette incertitude.

La spirale des craintes a causé un carnage financier. Depuis le 19 février, l’indice des 500 valeurs de la S-P 500 a chuté de 12 p. 100, soit la plus forte baisse en neuf ans. Le plongeon a effacé environ 3 billions de dollars de richesse.

Au cours des deux dernières semaines, même les jours décents ont été teintés avec une aura effrayante. Vendredi après-midi, l’indice s’apprêtait à perdre plus de 2 pour cent, avant que l’indice ne réduit ses pertes dans un contexte de blizzard d’achats dans les instants précédant la clôture. (Une poussée similaire de dernière minute le vendredi précédent a fait une semaine terrible un peu moins mauvais.) Malgré toutes les turbulences qui induisent les brûlures d’estomac, le S-P a terminé cette semaine essentiellement à plat.